The Greek and the Roman Novel
Parallel Readings. (Ancient Narrative Suppl. 8) by Michael Paschalis, Stavros Frangoulidis, Stephen Harrison, Maaike Zimmerman
Bibliographic Data
| ID | 7959601 |
|---|---|
| Authors | Françoise Létoublon (0000-0002-8524-5861, corresponding author) |
| Year | 2010 |
| Volume | 64 |
| Issue | 1-2 |
| Pages | 176-178 |
| Publication date | 2010-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Phoenix (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0031-8299 • E-ISSN: 1929-4883 |
| Publisher | Project MUSE (PUBLISHER • US) |
| DOI | 10.1353/phx.2010.0020 |
| OpenAlex | W4206288916 |
| Language | EN |
PHOENIX The Greek and the Roman Novel : Parallel Readings. Éd. par Michael Paschalis, Stavros Frangoulidis, Stephen Harrison, et Maaike Zimmer man. Groningen : Barkhuis & Groningen University Library (Ancient Narrative Suppl. 8). 2007. Pp. 307. Lectures parallèles du roman grec et latin : le sous-titre donné à ce volume est bien mérité, et il s'agit à mon sens d'une véritable innovation. Les précédents ouvrages publiés sur le genre romanesque dans l'Antiquité s'intéressent en général soit aux romans grecs soit aux romans latins, ou s'ils couvrent l'ensemble des deux cultures, c'est par juxtaposition plutôt que par une étude véritablement parallèle. Le volume confirme ainsi de manière éclatante l'innovation que constitue la création de la revue Ancient Narrative et de ses Suppléments, mise en œuvre par le dynamique éditeur Barkhuis en collaboration avec l'équipe animée par Maaike Zimmerman. La composition en trois parties, General, Petronius and Others, Apuleius and Others, était peut-être inévitable, mais laisse un peu insatisfait, d'une part parce que les généralités sont souvent le moyen de classer les inclassables, d'autre part parce qu'elle ne rend pas justice à Achille Tatius, Héliodore et Chariton, même s'ils sont effectivement traités par les divers articles comme en rapport avec Pétrone ou Apulée respectivement. Mais la relative déception que laisse la table des matières est rapidement compensée par le plaisir de la lecture dès que l'on entre dans le détail des articles. La partie générale se compose de cinq articles : Jean Alvares étudie le rapport entre l'âge et le traitement politique dans les romans grecs et latins, Gareth Schmeling s'intéresse à l'échec dans la narration des romans, Consuelo Ruiz-Montero à la magie, Niall W. Slater à l'évocation des morts et Michael Paschalis compare les récits dérivant du Roman d'Alexandre dans ses diverses versions grecques et latines. D'après ce résumé très sommaire, on voit bien que les quatre premières études ont un point de vue thématique, la cinquième plutôt philologique. Toutes cinq sont intéressantes, bien menées et bien informées. Le fait que les romans grecs reposent tous sur un phénomène commun, le passage des jeunes héros de l'enfance à l'âge adulte, est banal (l'auteur renvoie à juste titre à Frye et Sowa, mais ignore l'importance dans les études anthropologiques d'Arnold Van Gennep, récemment reconnue pour l'étude des romans antiques par Sophie Lalanne), mais les implications politiques de cette importance, et leur retentissement chez Apulée, sont originales. Les récits d'échec analysés par Gareth Schmeling relèvent d'une perspective d'analyse encore plus nouvelle, qui part d'un troublant monologue d'Encolpe mis en relation avec une analyse d'un passage de Sénèque dans le prolongement de la méthode inaugurée par G. Conte et jette une lumière nouvelle sur des parallèles relativement attendus entre le Satyricon et les Métamorphoses d'Apulée, mais aussi sur la structure du roman de Chariton avec la succession des personnages amoureux de Callirhoé, et de manière encore plus surprenante sur l'épopée homérique ; s'inspirant de Bakhtine, l'auteur distingue dans les récits trois phases, 1 Pre-adventure-time, 2 Adventure-time, 3 post-adventure-time dont l'Hélène homérique constitue un modèle « proto-romanesque » et dont il trouve dans l'Histoire vraie de Lucien un signe dans le personnage d'Ulysse, las de son post-adventure-time dans les îles des Bienheureux (25, note 4). La méthode permet encore une hypothèse sur l'énigme de la fin du roman d'Achille Tatius et sur le statut de Clitophon comme narrateur de son aventure. La magie dans les romans antiques par Consuelo Ruiz Montera prend en compte non seulement l'ensemble du corpus romanesque incluant les fragments et résumés de Photios, BOOK REVIEWS/COMPTES RENDUS 177 mais aussi celui des
Art · Humanities · Literature · Narrative · Classical Antiquity Studies · Philosophy
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| Highly cited | No |