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Le concept de vie chez Plotin

Bibliographic Data

ID8925620
AuthorsChristoph Horn (0000-0001-5396-1356, BlackBox Biometrics (United States), corresponding author)
Year2008
Volume3-4
Pages97-124
Publication date2008-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueÉtudes de lettres (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0014-2026 • E-ISSN: 2296-5084
PublisherOpenEdition (PUBLISHER)
DOI10.4000/edl.4046
OpenAlexW4392010827
LanguageEN

Dans son concept de vie, Plotin est redevable, d’une part, à Aristote qui enseigne qu’il existe différents types de vie (βίοι) et que la « vie bonne » (εὖ ζῆν) de chaque homme consiste dans l’activité (ἐνέργεια) conforme à sa meilleure disposition (κατ ̓ἀρετήν) et, d’autre part, à Platon selon qui la vie réside dans l’auto-mouvement. Réunissant ces deux notions, Plotin conçoit la vie comme une certaine force ou δύναμις inhérente à l’être vivant. La vie ainsi conçue intervient, selon Plotin, sur trois niveaux différents (où il intègre, d’une manière ou d’une autre, les doctrines de ses prédécesseurs) : 1. La vie au niveau organique ou somatique relève de l’âme du monde qui anime aussi bien l’univers entier que chaque être vivant (Platon et les stoïciens). Tout comme les parties de l’organisme de chaque être vivant ont des fonctions déterminées dont les unes présupposent les autres (Aristote), les êtres vivants en leur ensemble forment une scala naturae où chaque être vivant a sa place déterminée selon sa fonction propre. Une « provision » (πρόνοια) divine détermine tant l’organisation interne que la série échelonnée des êtres vivants. L’homme n’en est pas le sommet ; la « vie parfaite » (ἡ τελεία ζωή) se situe bien plutôt dans l’intellect divin (νοῦς) (Aristote). La primordialité de l’intellect chez Plotin est aussi attestée par le fait que la vie de chaque être sensible réside dans une « alliance » (σύνοδος) du corps et de l’âme (Platon) – alliance dans laquelle les deux éléments demeurent à la fois séparés (dualisme). 2. La vie au niveau « biographique », c’est-à-dire la vie bonne (εὖ ζῆν) de l’homme, soit le bonheur (εὑδαιμονία) en sa forme suprême, consiste dans l’ἐνέργεια de l’intellect (νοῦς) auquel l’homme peut s’élever temporairement (Aristote). 3. La vie au niveau métaphysique réside dans l’intellect divin (νοῦς) qui est activité de penser sous la forme de la « réflexivité » (νόησις νοήσεως) et comme telle vie pure (Aristote). C’est lui qui est en dernière instance le principe des êtres vivants sensibles. Toute vie est une pensée. Tous les degrés de la vie sont des degrés de pensée plus ou moins obscurs. La réalité intelligible est « débordante de vie » (ὑπερζέουσα ζωῇ). Elle est force productive. L’Un suprême (au-dessus du νοῦς) est finalement la δύναμις πάντων

Humanities · Classical Antiquity Studies · Classical Philosophy and Thought · Historical, Religious, and Philosophical Studies · Philosophy

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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