Numance, Bataille et les fins de la violence théâtrale chez Sartre
Bibliographic Data
| ID | 8925836 |
|---|---|
| Authors | John Ireland (corresponding author) |
| Year | 2013 |
| Volume | 49 |
| Issue | 2 |
| Pages | 83-101 |
| Publication date | 2013-11-18 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1019493ar |
| OpenAlex | W2087790126 |
| Language | FR |
La mise en scène de la tragédie de Miguel Cervantès, Le siège de Numance , en 1937, par Jean-Louis Barrault — reprise en 1965, l’année où Sartre signe sa dernière création théâtrale, Les Troyennes — et les réactions qu’elle suscita, notamment chez Georges Bataille, nous accorde une perspective inédite sur le problème inextricable et vexant de la violence chez Sartre. Alors qu’à l’instar du dramaturge de l’Occupation et de l’après-guerre, le militant s’acharne à soutenir la violence révolutionnaire et l’insurrection armée des opprimés dans leurs luttes pour la justice sociale, les dernières pièces de Sartre témoignent d’un pessimisme intellectuel grandissant quant au rôle salutaire de la violence pour assurer le succès des luttes révolutionnaires. Il rejoint ainsi — à sa manière — Bataille pour qui une révolution au pouvoir est une révolution trahie. Pourtant, à la différence de la mythologie religieuse de Bataille, le courant messianique dans la pensée théâtrale de Sartre révèle un optimisme inattendu qui nous aide à comprendre pourquoi l’activiste poursuit la lutte anticolonialiste pendant les années 1960 alors que l’aventure littéraire et théâtrale prend fin
Art · Humanities · European Political History Analysis · French Historical and Cultural Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |