Nuit de noces traumatique et crise de la conjugalité chez Claire Martin, Charlotte Savary et Reine Malouin. Vers une politisation des violences sexuelles en littérature québécoise
Bibliographic Data
| ID | 8926109 |
|---|---|
| Authors | Ariane Gibeau (corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 58 |
| Issue | 1 |
| Pages | 117-117 |
| Publication date | 2022-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1089744ar |
| OpenAlex | W4285144927 |
| Language | FR |
La fiction sentimentale de grande consommation fait du mariage l’objectif ultime des personnages ainsi qu’un idéal à atteindre, mais en esquive la représentation. À l’opposé, la prose narrative des femmes des années 1950 accorde une place importante à la conjugalité malheureuse. Tout en reprenant certains codes de l’imaginaire sentimental, leur fiction regorge de couples mal mariés, voire haineux, et montre sans relâche les effets dévastateurs de cette relation entre époux. Nous remontons aux racines de cette crise conjugale en étudiant le motif de la nuit de noces. Moment traumatique pour les personnages féminins, la nuit de noces se révèle dans plusieurs textes de cette décennie charnière comme la cause de violences conjugales. En analysant « La portion congrue » (1958) de Claire Martin, Isabelle de Frêneuse (1950) de Charlotte Savary, et Cet ailleurs qui respire (1954) de Reine Malouin, nous montrons comment la nuit de noces mène souvent à l’anéantissement des femmes et donne à voir les inégalités générées par la quête amoureuse. Représenté pour être critiqué, ce motif constitue une porte d’entrée vers la dénonciation littéraire des violences sexuelles
Art · Humanities · Canadian Identity and History · Cultural Insights and Digital Impacts · Literature and Culture Studies
| Highly cited | No |
|---|