Au-delà des normes. Déplacement et opposition chez Tierno Monénembo
Bibliographic Data
| ID | 8926594 |
|---|---|
| Authors | Eugène Nshimiyimana (corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 60 |
| Issue | 1 |
| Pages | 99-112 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1114057ar |
| OpenAlex | W4403636164 |
| Language | FR |
Dans l’avertissement à Les sept solitudes de Lorsa Lopez (1985), Sony Labou Tansi définit l’art comme « la force de faire dire à la réalité ce qu’elle n’aurait pu dire par ses propres moyens ou, en tout cas, ce qu’elle risquait de passer volontairement sous silence ». Chez Ross Chambers, cette force confère à la littérature le statut d’« enfant terrible » en ce sens qu’elle bouleverse les mentalités par sa volonté de « changer le monde » ( Room for Maneuver , 1991). Rien ne peut mieux définir l’oeuvre de Monénembo, dont la tension morale se situe dans cet effort de faire dire à la réalité ce qu’elle ne voudrait pas articuler. Elle y arrive en prenant à contre-pied le réalisme par un décalage constant du référent, qu’il soit social, politique ou historique. L’écriture de Monénembo opère dans un « espace oppositionnel » (R. Chambers), où l’art du déplacement permet la liberté du dire. À partir de Les crapauds-brousse (1979), Les écailles du ciel (1986) et L’aîné des orphelins (2000), cet article montre comment la tactique de l’écart permet au romancier de contourner l’indicible du réel
Humanities · Political science · Philosophy · Philosophy, Sociology, Political Theory · Psychoanalysis and Psychopathology Research
| Highly cited | No |
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