François de Curel ou la « dédramatisation du drame »
Bibliographic Data
| ID | 8926705 |
|---|---|
| Authors | Tomasz Kaczmarek (0000-0001-6138-5280, corresponding author) |
| Year | 2021 |
| Volume | 57 |
| Issue | 1 |
| Pages | 121-139 |
| Publication date | 2021-03-30 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1076119ar |
| OpenAlex | W3156712996 |
| Language | FR |
François de Curel est passé dans l’histoire du théâtre français pour un auteur de « pièces à thèse ». Pourtant, ce dramaturge, qui jouissait à son époque d’une renommée incontestable, suscitait des controverses parmi les partisans et les défenseurs de l’art dramatique traditionnel. De fait, en étudiant ses premières oeuvres, L’envers d’une sainte et L’invitée , force nous est de constater qu’il tourne résolument le dos aux principes régulateurs de la fable hérités d’Aristote. Il renonce à l’action basée sur une tension dramatique qui va de l’exposition, en passant par les péripéties – qui tendent inévitablement à la catastrophe –, au dénouement. À l’instar d’Ibsen, il « dédramatise » la forme canonique à travers la « rétrospection », le renversement du sens de l’intrigue et la présence de « personnages passifs » privés de toute volonté d’agir. Curel semble proposer un « drame statique » dans lequel, au lieu de conflits interpersonnels, nous assistons à des affrontements intrasubjectifs dans la psyché des protagonistes. En abandonnant l’action classique, l’écrivain dépouille ses personnages de « caractère » en se concentrant sur l’analyse psychologique de leur âme égarée. C’est ainsi qu’à la place d’un personnage agissant , il met en avant un personnage réflexif ou récitant , qui ressasse son dégoût de la vie
Art · Humanities · Psychoanalysis and Psychopathology Research
| Highly cited | No |
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