Le réalisme au risque de Balzac
Témoignage et récit dans Adieu
Bibliographic Data
| ID | 8927544 |
|---|---|
| Authors | Scott Lee (0000-0003-4584-6758), Scott D Lee (0000-0001-8936-8052, corresponding author) |
| Year | 2001 |
| Volume | 37 |
| Issue | 2 |
| Pages | 181-181 |
| Publication date | 2001-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/009014ar |
| OpenAlex | W1525510963 |
| Language | FR |
L’opinion reçue veut que le Balzac « réaliste » soit celui qui émerge au moment des Études de moeurs et du Père Goriot, celui qui délaisse les excès de ces premiers textes philosophiques. Il est possible, toutefois, de concevoir ce débordement du vraisemblable comme faisant partie de l’esthétique réaliste, du moment que l’on tient pour acquis l’impossibilité de la représentation du réel dans son intégralité. La nouvelle « Adieu », publiée en 1830 et rangée parmi les Études philosophiques, permet de constater la permanence et l’ambivalence du réalisme balzacien : le protagoniste, dans le but de guérir sa maîtresse de sa folie et de son amnésie, « re-présente » justement l’événement réel qui est censé être à la source de sa maladie. L’échec de la guérison, tout en mettant en cause le projet réaliste, permet également de le repenser selon une logique qui ne serait pas mimétique, mais linguistique : la mise en échec du référent et du savoir des témoins oculaires témoignent de cette absence structurelle qui hante le réel et le réalisme, et souligne l’impossibilité d’un savoir ou d’une représentation qui ne serait pas d’ordre textuel
Art · Humanities · Diverse Cultural and Historical Studies · Historical and Scientific Studies · Linguistics and Discourse Analysis · Philosophy
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