La place des Sukhāvatī-vyūha dans le bouddhisme indien
Bibliographic Data
| ID | 8974739 |
|---|---|
| Authors | Gérard Fussman (corresponding author) |
| Year | 1999 |
| Volume | 287 |
| Issue | 2 |
| Pages | 523-586 |
| Publication date | 1999-06-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Journal Asiatique (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0021-762X • E-ISSN: 1783-1504 |
| Publisher | Société Asiatique (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.2143/ja.287.2.556480 |
| OpenAlex | W1994437310 |
| Language | EN |
| Citations received | 3 |
La tradition japonaise reunit sous le nom de « Sūtra triparti de la Terre Pure» trois sūtra dont deux seulement sont conserves en sanskrit, le petit (S-Sukh) et le grand (L-Sukh) Sukhāvatī-vyūha. La comparaison avec les traductions chinoises montre que L-Sukh au moins a subi d'importants remaniements. La critique interne des textes le confirme. Elle montre aussi que S-Sukh et L-Sukh sont independants l'un de l'autre et qu'il a du exister une version ancienne de L-Sukh anterieure au texte actuel de S-Sukh. L'impossibilite ou nous sommes de connaitre le contenu exact de cette version ancienne, remontant probablement au 1er siecle de n.e., oblige a admettre la possibilite que certaines au moins des references litteraires anciennes a la Sukhāvatī et les temoignages archeologiques anciens du culte d'Amitābha concernent un texte fort different de la version sanskrite que nous connaissons. L'etude des allusions a la Sukhāvatī contenues dans les textes bouddhiques publiee par G. Schopen en 1977 et l'etude detaillee des temoignages archeologiques et inscriptions montrent qu'aux deux premiers siecles de n.e. le culte d'Amitābha etait lie a celui de tous les buddha, qu'il n'etait en rien contradictoire avec un mahāyāna « orthodoxe», et que des moines regulierement ordonnes y prenaient part. Il est clair que ce culte n'a jamais eu une tres grande popularite en Inde, qu'elle soit gangetique ou du nord-ouest (Gandhāra). L'analyse des sculptures et inscriptions liees au culte d'Amitābha montre que les temoignages surs sont tres peu nombreux au Gandhāra, guere plus nombreux que ceux trouves ailleurs en Inde. Rien n'incite a considerer que l'origine du culte d'Amitābha se trouve dans le nord-ouest de l'Inde, rien n'incite a y deceler une forte influence de l'Iran. La lecture attentive de S-Sukh et L-Sukh confirme la these de G. Schopen que la renaissance de la Sukhāvatī etait une possibilite offerte a tous le
Art · Humanities · Chinese history and philosophy · Eurasian Exchange Networks · Indian and Buddhist Studies
| Unique citing works | 3 |
|---|---|
| Citations per year | 0,18 |
| Citation span | 2009 - 2026 (18) |
| Citation velocity | current |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 3 |