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Prodosia

La notion et l’acte de trahison dans l’Athènes du ve siècle

Bibliographic Data

ID9365757
AuthorsAnne Queyrel (corresponding author)
Year2010
Publication date2010-01-01
Open AccessYes
TypeBOOK
VenueProdosia (SOURCE_BOOK)
PublisherAusonius Éditions (PUBLISHER)
DOI10.4000/books.ausonius.4974
OpenAlexW2911991508
ISBN9782356133090
LanguageEN
Citations received6

Cette recherche se donne pour objet d’étudier comment la mentalité athénienne du Ve siècle percevait le phénomène de la trahison, comportement d’hostilité d’un proche envers sa communauté au bénéfice de l’ennemi extérieur. Même s’il n’existe pas pour les Athéniens de mot ou d’expression qui regroupe toutes les manifestations de ce comportement, le mot prodosia, par lequel ils désignaient l’action de livrer un proche à l’ennemi, avec une extension de sens qui implique l’idée d’un abandon dans le danger, est le plus proche de notre mot « trahison ». Les Athéniens ont défini précisément les actes commis contre la cité dans ses rapports avec l’étranger en les soumettant à la procédure spéciale de l’eisangélie : les caractéristiques de l’entente avec l’ennemi au détriment de la cité permettent d’étendre à plusieurs d’entre eux la qualification de prodosia, bien que la violence ouverte contre la patrie, acte d’adikia envers la communauté, considérée comme sacrilège dans la mentalité commune, ne puisse être désignée par ce terme. Il apparaît que la conception morale de la prodosia peut déborder sur la définition juridique étroite du terme, d’ordre militaire et diplomatique, qui désigne principalement la remise à l’ennemi d’un élément de la puissance de la cité. L’étude de cette période, qui va de 500 environ jusqu’aux premières années qui suivent la restauration démocratique de 403, montre que les crises et temps forts vécus par Athènes ont encouragé, en relation avec l’histoire d’autres États, le grand empire perse, mais aussi des communautés comparables, comme Sparte, Thèbes, ou les cités insulaires alliées, et malgré les luttes civiles, la formation d’un sentiment d’appartenance à une même communauté. Il apparaît qu’à la fin du siècle les Athéniens se trouvent dans la situation non plus de se construire une identité commune, mais bien d’avoir à gérer l’identité qu’ils ont forgée, avec les divergences qu’entraîne dès lors l’appréciation du passé quand de celui-ci on veut tirer des enseignements pour un environnement nouveau

Humanities · Classical Antiquity Studies · Philosophy

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Citations per year0.67
Citation span2017 - 2025 (9)
Highly citedNo

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