In the Symbolist’s Garden
An Introduction to Literary Horticulture
Bibliographic Data
| ID | 9640979 |
|---|---|
| Authors | Samuel D Cioran (corresponding author) |
| Year | 1975 |
| Volume | 17 |
| Issue | 1 |
| Pages | 106-125 |
| Publication date | 1975-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Canadian Slavonic Papers (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0008-5006 • E-ISSN: 2375-2475 |
| Publisher | Informa UK Limited (PUBLISHER • GB) |
| DOI | 10.1080/00085006.1975.11091399 |
| OpenAlex | W2109586461 |
| Language | EN |
Résumé/AbstractLe jardin est l’un des motifs que se partagent les symbolistes et les décadents russes. Ce topos et tous les thèmes floraux qui l’entourent apparaissent dans les oeuvres des deux écoles littéraires, ce qui ajoute encore à la confusion trop souvent faite entre ces deux mouvements, si semblables et néanmoins si différents dans les années 1900. Cependant un examen plus précis de l’horticulture littéraire dans ces oeuvres montre les différences significatives qui existent entre les deux esthétiques, tout en mettant l’accent sur l’importance de la symbolique du jardin et de sa flore dans les deux écoles. Pour les symbolistes, comme Vladimir Solov’ev, le jardin fonctionne comme image du retour de l’harmonie céleste au royaume terrestre. Le jardin, archétype de la réaffirmation du Paradis, est le temple des rendez-vous sacrés entre le poète et l’Éternel féminin. Mais pour un décadent, comme Valerii Briusov, le jardin est le lieu secret des plaisirs au sein duquel il s’adonne aux plaisirs sensuels. La flore des lys, roses, orchidées et violettes que l’on cultive avec soins suit les mêmes modèles esthétiques. Si pour le symboliste, de telles floraisons portent en elles-mêmes la promesse d’un pacte divin à accomplir, pour le décadent elles ne sont que des soporifiques agréables, sources d’évasion et d’expérience perverse
| Highly cited | No |
|---|