L'inspiration nietzschéenne de Leo Strauss et ses limites
Bibliographic Data
| ID | 9687821 |
|---|---|
| Authors | Simone Goyard-Fabre (Université de Caen Normandie, corresponding author) |
| Year | 1994 |
| Volume | 33 |
| Issue | 3 |
| Pages | 391-414 |
| Publication date | 1994-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Dialogue (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0012-2173 • E-ISSN: 1759-0949 |
| Publisher | Cambridge University Press (CUP) (PUBLISHER) |
| DOI | 10.1017/s0012217300039032 |
| OpenAlex | W1963967054 |
| Language | FR |
| References cited | 4 |
En 1888, à l'heure où s'avançaient les ténèbres de la folie, Nietzsche (1844–1900), dans Ecce homo , lançait: «Je ne suis pas un homme, je suis de la dynamite». Jetant un ultime regard sur son œuvre, il en rappelait fiévreusement, depuis les Considérations inactuelles , la facture «absolument combative». Ses premiers écrits furent, disait-il alors, «quatre attentats» dans lesquels il prit plaisir à «tirer l'épée». Au milieu des affres des plus cruelles douleurs, la révolte et le combat ne l'ont jamais quitté: il aimait, confie-t-il, à «faire table rase». Il était contre Dieu, contre l'homme, contre la métaphysique, contre l'histoire, contre tout. Ainsi ouvrait-il le procès de la civilisation d'Occident, un procès destiné à renverser et à briser les tables des valeurs auxquelles se référait la longue tradition de l'humanité. Bref, il déclara une guerre sans merci à une modernité qui, pensait-il, durait depuis vingt-cinq siècles
Art · Humanities · Philosophy · Seventeenth-Century Political and Philosophical Thought
| Highly cited | No |
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