Science, dénomination et partage du pouvoir
Le cas des éponymes
Bibliographic Data
| ID | 10608746 |
|---|---|
| Authors | Uzoma Chukwu (corresponding author) |
| Year | 2002 |
| Volume | 41 |
| Issue | 4 |
| Pages | 590-603 |
| Publication date | 2002-09-30 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Meta Journal des traducteurs (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0026-0452 • E-ISSN: 1492-1421 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/002242ar |
| OpenAlex | W2069382937 |
| Language | FR |
| Citations received | 2 |
Si le recours à l'éponyme est un procédé de formation de termes très productif dans certains domaines, il reste néanmoins un phénomène très peu étudié par les linguistes et, plus particulièrement, les terminologues qui semblent renvoyer la balle à la logique. D'autre part, à en juger par les invectives fréquentes contre les éponymes, ils n'ont, dans l'ensemble, pas bonne presse chez les utilisateurs de la langue. Cependant, envisagée par rapport à des domaines particuliers, la situation paraît beaucoup plus nuancée. En médecine, par exemple, ils rencontrent beaucoup d'hostilité parce qu'ils sont perçus comme des facteurs perturbateurs de la terminologie du domaine, pour l'essentiel transparente puisque largement fondée sur la composition savante. En histoire naturelle, ils sont plutôt bien intégrés et forment même l'ossature du système binominal de Linné, alors qu'en physique (et en mathématiques), ils ne semblent pas susciter de sentiment particulier. Mais si le procédé se maintient dans ce climat a priori défavorable, c'est d'abord parce qu'il étend considérablement la capacité de dénomination des langues naturelles en mettant à leur disposition tout le répertoire des patronymes en nombre quasi illimité. Son maintien s'explique aussi par le fait qu'il participe au processus de régulation interne de la science en permettant à celle-ci de reconnaître les mérites des siens
Humanities · Political science · Historical Linguistics and Language Studies · Linguistics and Discourse Analysis · linguistics and terminology studies · Philosophy
| Citations per year | 0.67 |
|---|---|
| Citation span | 2023 - 2023 (1) |
| Highly cited | No |