Le pigment d’aérinite dans deux peintures murales romanes du Sud-Ouest de la France
Bibliographic Data
| ID | 12988423 |
|---|---|
| Authors | Charlotte Denoël (0000-0001-5736-2668, Centre National de la Recherche Scientifique, corresponding author), Barbara Laborde, Aurélie Mounier (0000-0001-7649-2927), Émilie Coulon |
| Year | 2008 |
| Volume | 32 |
| Pages | 83-91 |
| Publication date | 2008-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | ArchéoSciences (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1960-1360 • E-ISSN: 2104-3728 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/archeosciences.987 |
| OpenAlex | W1586828129 |
| Language | FR |
| Citations received | 4 |
| References cited | 5 |
L’inventaire des peintures murales où le pigment d’aérinite a été employé, correspond chronologiquement à la période de l’art roman et géographiquement, jusqu’ici, à une zone, au sud des Pyrénées, qui coïncide avec les gisements locaux de ce minéral argileux en Catalogne et en Aragon. La découverte en France, pour la première fois, de ce pigment dans les peintures de la chapelle de l’ancien logis abbatial de Moissac (xiie siècle, Tarn-et-Garonne) et dans celles de l’église Saint-Nicolas de Nogaro (fin xie siècle, Gers), ainsi que les relations iconographiques et stylistiques de ces sites avec les sites espagnols, sont des indices de la circulation des ateliers et/ou des matières premières entre le nord de l’Espagne et le sud de la France à l’époque médiévale.De plus, ce pigment apparaît sous des nuances variant du bleu profond au vert, comme c’est le cas à Saint-Nicolas de Nogaro, ce qui entraîne souvent une confusion avec l’emploi de terres vertes. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces différences de ton : l’origine du minéral, la granulométrie, l’état d’oxydation du fer constitutif de cette argile, l’état de déshydratation...Nous avons d’une part, comparé et analysé par différentes méthodes physico-chimiques des échantillons issus de gisements en France, Espagne et Maroc. Cette caractérisation, notamment par micro-spectrométrie Raman, a servi de référence pour l’identification de ce pigment dans les deux peintures murales médiévales françaises. D’autre part, des mesures de couleur après chauffage de l’aérinite en atmosphère oxydante ont mis en évidence que le processus de déshydratation entraîne les variations de couleur du minéral. Il s’avère que la couleur verte ou « verdâtre » de l’aérinite peut être soit d’origine naturelle (et dépendant du gisement), soit provoquée par la chauffe volontaire du minéral à 400°C
Art · Humanities · Cultural Heritage Materials Analysis · Mineralogy and Gemology Studies · Pigment Synthesis and Properties
| Unique citing works | 4 |
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| Citations per year | 0,24 |
| Citation span | 2009 - 2023 (15) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 4 |