La secrète revendication d’une sexualité féminine
Les chants du marcanda chantés par des femmes songhay-zarma d’origine captive (Niger)
Bibliographic Data
| ID | 14768993 |
|---|---|
| Authors | Sandra Bornand (0009-0005-5291-2110, Sirte University, corresponding author) |
| Year | 2012 |
| Volume | 71 |
| Pages | 79-115 |
| Publication date | 2012-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers de littérature orale (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0396-891X • E-ISSN: 2266-1816 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/clo.1477 |
| OpenAlex | W1983811923 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
| References cited | 4 |
Chez les Songhay-Zarma du Niger se déroule, durant les mariages polygames, une cérémonie particulière, le marcanda, au cours de laquelle des femmes d’origine captive évoquent, en chansons et en l’absence des hommes, la sexualité, ses plaisirs et ses déviances. Ces énonciatrices particulières abordent, dans leurs chants, des sujets tabous et semblent prendre systématiquement à contre-pied les valeurs prônées par la société.Maniant à la fois parole directe (emploi de termes vulgaires) et indirecte (métaphores, jeux sur les voix énonciatives, etc.), les chanteuses créent une complicité avec les femmes de l’auditoire, qui entendent – à travers les voix de captives – une parole qu’elles ne pourraient prononcer. Car les seules chanteuses autorisées à chanter ces chants se situent doublement au bas de l’échelle sociale : en tant que femmes et en tant que descendantes de captives qui – dit-on et contrairement aux êtres d’origine libre – « ne connaissent pas la pudeur »
Art · Humanities · African Studies and Ethnography · Migration, Identity, and Health · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender
| Unique citing works | 1 |
|---|---|
| Citations per year | 1 |
| Citation span | 2025 - 2025 (1) |
| Citation velocity | recent |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 1 |