La sécurité au travail accaparée par les directions
Quand les ouvriers du bâtiment affrontent clandestinement le danger
Bibliographic Data
| ID | 18970950 |
|---|---|
| Authors | Nicolas Jounin (Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris, corresponding author) |
| Year | 2006 |
| Volume | 165 |
| Issue | 5 |
| Pages | 72-91 |
| Publication date | 2006-10-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Actes de la recherche en sciences sociales (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0335-5322 • E-ISSN: 1955-2564 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/arss.165.0072 |
| OpenAlex | W1908465306 |
| Language | FR |
| Citations received | 8 |
À l’encontre du droit de retrait d’une situation dangereuse reconnu aux salariés en 1982, on observe sur les chantiers de gros œuvre un phénomène paradoxal : non seulement des ouvriers prennent des risques pour tenir les cadences, mais ils cachent aux cadres qu’ils prennent des risques, par peur de sanctions. La prise en charge de la sécurité se trouve en effet divisée entre ceux qui la conçoivent et ceux qui l’exécutent : ce sont les cadres qui décident des règles de sécurité que doivent respecter les ouvriers. Les cadres portent dans le même temps les prescriptions de sécurité et les exigences de cadence, potentiellement contradictoires. Dès lors, une reprise en main de leur sécurité par les ouvriers eux-mêmes implique de transgresser ou de contester les règles posées par l’encadrement. Mais une telle éventualité est rendue difficile par le morcellement du collectif de travail résultant de l’externalisation du travail (sous-traitance et intérim)
Humanities · Political science · Aging, Elder Care, and Social Issues · Education, sociology, and vocational training · Philosophy · Social Sciences and Governance
| Unique citing works | 8 |
|---|---|
| Citations per year | 0,44 |
| Citation span | 2008 - 2021 (14) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 8 |