Financiarisation et classes sociales
Introduction au dossier
Bibliographic Data
| ID | 19040283 |
|---|---|
| Authors | Benjamin Lemoine (corresponding author), Quentin Ravelli (0000-0002-2590-2284) |
| Year | 2017 |
| Volume | 22 |
| Publication date | 2017-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue de la régulation (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1957-7796 • E-ISSN: 1957-7796 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/regulation.12593 |
| OpenAlex | W2784430826 |
| Language | EN |
| Citations received | 3 |
| References cited | 39 |
La financiarisation, en fractionnant le salariat, en généralisant l'endettement et en laissant à penser que la propriété s’était universalisée, a modifié les rapports entre groupes sociaux, transformé les formes de conflits, ainsi que les modes de représentation politique. L’objectif de cette introduction est de suggérer, à partir d’enquêtes empiriques, des pistes de réflexion sur ce que fait la financiarisation aux modes de division du monde social. L’analyse de la société en termes de classes antagonistes, longtemps centrale en sciences humaines, s’est estompée. Or, depuis la crise économique, la question de la dette – sa marchandisation par le capital financier tout comme les formes d’ascension sociale ou de surendettement populaire qu’elle engendre – ravive le vieux problème de la définition des classes sociales et permet de comprendre comment les rapports entre les classes ont évolué sous l’action du capital financier. Il s’agit d’analyser les dynamiques de formation des groupes sociaux mais aussi les jeux de consolidation et de déstabilisation de ces groupes. Mais cet exercice réflexif sur les catégories en jeu s’accompagne, dans le même mouvement, d’une visée descriptive réaliste, c’est-à-dire capable de distinguer les degrés de réalité pris par tel ou tel groupe, d’évaluer les asymétries, et d’analyser les rapports de force entre groupes et catégories sociales. Les conditions d’existence des populations, brouillées par le recours massif au crédit dans de nombreux pays, ont largement été transformées par la financiarisation de l’économie. Celle-ci donne une consistance, temporaire et fragile, à l’idéal politique – porté notamment par les gouvernements successifs de centre-gauche et de centre-droite – d’une société sans classes, dont l’un des centres de gravité serait la petite propriété et la classe moyenne étendue à tout le corps social
Humanities · Political science · Sociology · Economic Theory and Policy · Housing, Finance, and Neoliberalism · Philosophy · Political Economy and Marxism
Pourquoi les pauvres votent à droite
When Wall Street Met Main Street
The Everyday Life of Global Finance
L'ordre de la dette
Le retour des classes sociales ?
Le temps des investis
The Coming of the Post-Industrial Society
Durable Inequality
The Financialization of Everyday life or the Domestication of Finance
De l'aide à la responsabilisation
« Qui perd paye… »
Propriété et contrôle dans la grande entreprise. Une relecture de Berle et Means
Understanding Class
An Equilibrium Theory of the Distribution of Income and Intergenerational Mobility
Financial Development, Growth, and the Distribution of Income
Pour une approche sociologique de la délinquance en col blanc
Occupy Wall Street in perspective
Neighborhood Foreclosures, Racial/Ethnic Transitions, and Residential Segregation
The financialization of the American economy
The emergence of a finance culture in American households, 1989-2007
Finance on Trial
The Death of Class
Politique de la valeur financière
Taxinomies sociales et luttes de classes
Condition de classe et position de classe
Expulsions
Are Social Classes Dying
Is a Finance-led growth regime a viable alternative to Fordism? A preliminary analysis
| Unique citing works | 3 |
|---|---|
| Citations per year | 1,5 |
| Citation span | 2024 - 2026 (3) |
| Citation velocity | current |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 3 |