Puškin, Karamzin et Boris Godunov
Bibliographic Data
| ID | 19348234 |
|---|---|
| Authors | Catherine Depretto (corresponding author) |
| Year | 2012 |
| Volume | 83 |
| Issue | 2 |
| Pages | 759-770 |
| Publication date | 2012-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue des études slaves (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0080-2557 • E-ISSN: 2117-718X |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/slave.2012.8225 |
| OpenAlex | W2240792284 |
| Language | EN |
L’article réexamine la question des rapports entre les tomes X et XI de l’Histoire de l’État russe (1824) de Karamzin et Boris Godounov (1825 ; 1830) de Puškin. Si la dette du poète à l’égard de l’historiographe est incontestable aussi bien sur le plan de l’information historique que sur celui de l’écriture, la nature exacte du lien qui unit les deux oeuvres est plus difficile à établir. Suivant sur le fond la présentation du temps des troubles, donnée par Karamzin et reprenant la thèse de la responsabilité de Boris dans l’assassinat de Dimitrij, Puškin s’autorise un certain nombre de libertés et, sur deux points majeurs au moins, s’écarte de son modèle : le personnage de Dimitrij dont il fait une sorte de héros romantique, son ancêtre gavrila Puškin qu’il gratifie d’un poids historique bien supérieur à la réalité. Si ces différences s’expliquent en partie par des divergences de conception, elles mettent surtout en valeur la spécificité de la création littéraire qui n’est pas réductible à sa source (genèse), si importante soit-elle
Art · Humanities · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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