« Nicht Fisch nicht Fleisch » La traduction des Mirlitonnades de Samuel Beckett par Elmar Tophoven et Karl Krolow
Bibliographic Data
| ID | 21606777 |
|---|---|
| Authors | Solange Arber (Université de Picardie Jules Verne, corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 75 |
| Pages | 95-110 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Germanica (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0984-2632 • E-ISSN: 2107-0784 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/139tc |
| OpenAlex | W4407225154 |
| Language | DE |
La première traduction des Mirlitonnades de Samuel Beckett en allemand paraît en 1981 chez Suhrkamp, sous le titre de Flötentöne. Il s’agit d’une édition bilingue, avec une double traduction d’Elmar Tophoven et de Karl Krolow, la première étant présentée en prose et la seconde en vers. L’examen des archives de la maison d’édition, et notamment de la correspondance entre Siegfried Unseld, Elisabeth Borchers et les deux traducteurs, permet d’éclairer les circonstances de ce choix éditorial singulier, aboutissant à la création d’un objet hybride. Les rapports entre les différents acteurs de cette genèse sont analysés sous un angle sociologique qui s’appuie sur la théorie des champs de Pierre Bourdieu : la traduction poétique, située dans le sous-champ de production restreinte du champ littéraire, peut être considérée comme relativement autonome, au sens où elle ne répond pas à des impératifs financiers. Elle est néanmoins sujette à des contraintes éditoriales qui s’avèrent, à l’exemple de Karl Krolow et d’Elmar Tophoven, être inversement proportionnelles au niveau de capital littéraire et de capital symbolique détenu par le traducteur
Humanities · Franz Kafka Literary Studies · Philosophy · Philosophy, Ethics, and Existentialism · Samuel Beckett and Modernism
| Highly cited | No |
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