Dans les pas de Jacob
Vigée poète de l’exil et du retour
Bibliographic Data
| ID | 21661852 |
|---|---|
| Authors | Francine Kaufmann (Bar-Ilan University, corresponding author) |
| Year | 2023 |
| Volume | 85 |
| Pages | 39-60 |
| Publication date | 2023-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Tsafon (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1149-6630 • E-ISSN: 2609-6420 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/tsafon.8129 |
| OpenAlex | W4379107624 |
| Language | EN |
Cet article s’ouvre sur un témoignage personnel sur le poète, rencontré à Jérusalem dès 1968-1969, souvenirs et réflexions sur l’homme et l’œuvre. Il évoque l’impact de la guerre et de la Shoah, la mobilisation à l’hôpital de Caen, la débâcle, la Résistance à Toulouse, dans les rangs de l’Action juive (1940-1942), l’adoption d’un nouveau patronyme : Vigée (vie j’ai !), qui proclame le choix de la vie au sein de la mort, la fuite puis l’exil aux États-Unis. Une circonstance providentielle lui permet de partir pour Israël où il vivra durant 40 ans, enseignant de 1960 jusqu’à sa retraite, en 1984, à l’université hébraïque de Jérusalem. Il s’installe en France en 2001, suite à la maladie d’Evy, l’épouse bien-aimée. On découvre aussi l’art poétique de Vigée pour qui la littérature est un témoignage sur le temps qui passe, mariant récits, témoignages, essais, entretiens, pages de journal intime, avec le jaillissement du poème. L’image biblique du « miel dans le rocher », concrétisée par la découverte dans les monts de Judée d’inclusions de calcite dorée au sein de pierres calcaires, conforte en lui le choix d’une forme littéraire qui lui est spontanée : le « judan », en opposition au roman, fiction préméditée et close, où la poésie est rejetée dans des recueils séparés. Le judan associe la marche du quotidien, errance du vivant jubilatoire horizontal, à l’extase verticale du poème
Art · Humanities · Diverse Cultural and Historical Studies · Middle East Politics and Society
| Highly cited | No |
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