Le christianisme et les animaux
De la dévalorisation à la prise en compte
Bibliographic Data
| ID | 21670412 |
|---|---|
| Authors | Éric Baratay (Lyon 1 Université, corresponding author) |
| Year | 2020 |
| Volume | 306 |
| Issue | 2 |
| Pages | 37-49 |
| Publication date | 2020-07-31 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue d éthique et de théologie morale (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1266-0078 • E-ISSN: 2118-4518 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/retm.308.0037 |
| OpenAlex | W3120202508 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
Le christianisme a beaucoup pensé l’animal pour situer l’homme dans la création et pour penser celle-ci. Cela a été fait en s’appuyant sur la Bible, notamment sur l’Ancien Testament, mais dont le contenu souvent incertain, elliptique à propos des animaux, a incité les théologiens à s’aider des philosophies grecques pour l’interpréter, ce qui a peu à peu imposé la conviction évidente, « naturelle », d’origine divine d’une infériorité de l’animal, considéré comme une créature matérielle, mortelle, sans avenir dans l’au-delà, vouée à servir matériellement les hommes, voire à les aider spirituellement en les aidant à penser à Dieu. Ce n’est qu’à partir des xviii e - xix e siècles qu’une minorité de clercs, de pasteurs et de fidèles, surtout des protestants mais aussi des catholiques en moindre nombre et plus tardivement, a entamé une revalorisation chrétienne de l’animal, en reconsidérant aussi bien sa nature, son avenir que son rôle à côté de l’homme, déconstruisant ainsi une conception historiquement construite, en rien consubstantielle au christianisme. Une tendance récemment encouragée par le pape François avec l’encyclique Loué sois-tu
Ethnology · Humanities · Diverse Cultural and Historical Studies · French Urban and Social Studies · History · Latin American social science · Philosophy
| Citations per year | 1 |
|---|---|
| Citation span | 2026 - 2026 (1) |
| Highly cited | No |