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Étude exploratoire d’expériences de glottophobie en Bretagne réalisée auprès d’étudiantes et d’étudiants de l’université Rennes 2

Bibliographic Data

ID21670870
AuthorsPhilippe Blanchet (0000-0003-0870-2608, University of Ottawa), Stéphanie Clerc Conan (University of Geneva), Christian Bergeron (0000-0002-1079-4508, University of Geneva), Mylène Lebon-Eyquem (University of Geneva)
Year2022
Volume24
Pages253-308
Publication date2022-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenueLa Bretagne linguistique (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 1270-2412 • E-ISSN: 2727-9383
PublisherOpenEdition (PUBLISHER)
DOI10.4000/lbl.4589
OpenAlexW4312450453
LanguageFR
References cited1

L’objectif de cette étude est d’explorer les parcours sociolinguistiques d’étudiant.e.s en lien avec la question des discriminations à prétexte linguistiques (ou glottophobie) en Bretagne, région où la question de la minoration linguistique se pose de façon visible depuis longtemps. Un peu plus de 100 participant.e.s inscrit.e.s à l’université Rennes 2 ont participé à une enquête quantitative semi-directive en ligne. Les réponses révèlent une pluralité linguistique importante, surtout d’origine familiale et à laquelle les répondant.e.s se déclarent attaché.e.s. On trouve notamment une place significative tenue par une langue régionale, le breton, aux côtés de langues venues d’ailleurs (environ la moitié des témoins ont grandi avec plusieurs langues et déclarent en pratiquer plusieurs aujourd’hui). La norme du français normatif (perçu comme surtout scolaire, parisien, socialement marqué) occupe une place importante à la fois comme référence et comme pratique déclarée. Une stigmatisation de leurs formes de français est déclarée par près de 50 % des témoins, ce qui crée une certaine insécurité linguistique. La notion de discrimination glottophobe apparait très bien identifiée. Au cours des trois dernières années, plus de 50 % en ont été témoins et environ 10 % victimes (l’usage de langues « de l’immigration » étant le principal prétexte évoqué). Environ 20 % en ont parlé à des proches et aucun à une instance de médiation ou de recours. Mettre en œuvre une intervention glottopolitique nécessite d’établir un diagnostic d’une situation sociolinguistique à un moment T en y incluant les orientations glottopolitiques des acteurs sociaux et actrices sociales (les « agents », dans la terminologie Guespin-Marcellesi). Cette étude confirme qu’un dispositif d’information et de vigilance est nécessaire afin d’assurer le respect des droits linguistiques fondamentaux et une équité de traitement des personnes quelles que soient la ou les langue(s) et variété(s) de français employées

Art · Humanities · Political science · French Language Learning Methods · Linguistic and Sociocultural Studies · Linguistics, Language Diversity, and Identity

  • Pour la glottopolitique

    Louis Guespin, Jean-Baptiste Marcellesi•Langages•1986

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Highly citedNo

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