Le verso de la p(l)age de Camus
Intertextualité militante dans « Meursault, contre-enquête »
Bibliographic Data
| ID | 22065873 |
|---|---|
| Authors | Zvezdana Ostojic (corresponding author) |
| Year | 2021 |
| Volume | 6 |
| Issue | 3 |
| Pages | 41-57 |
| Publication date | 2021-01-15 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Convergences francophones (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2291-7012 • E-ISSN: 2291-7012 |
| Publisher | University of Alberta Libraries (PUBLISHER) |
| DOI | 10.29173/cf586 |
| OpenAlex | W3122695056 |
| Language | FR |
| References cited | 5 |
Cet article s'intéresse à la spécificité de l’affrontement intertextuel qu’entretient « Meursault, contre-enquête » de Kamel Daoud avec « L’Étranger » d’Albert Camus. En fournissant « l’autre côté » de l’histoire et en élucidant la partie de celle-ci que L’Étranger a laissée dans l’ombre, la contre- enquête de Daoud décompose et recompose l’œuvre de Camus. Ce faisant, Daoud déstabilise la position du lecteur qui ne parvient jamais à une solution cohérente sinon définitive du crime, contrairement à ce que propose d’ordinaire au lecteur le roman policier à énigme. De plus, depuis sa position doublement marginale (celle d’un auteur francophone algérien qui adopte les codes du roman policier afin de reprendre un chef-d’œuvre), Daoud dénude les aspects métatextuels de la création littéraire en général, et par extension éclaire les mécanismes à l’œuvre chez Camus. Il parvient ainsi à subvertir les hiérarchies et à désacraliser l’œuvre canonique. Nous allons montrer que, dans ce combat intertextuel, l’écriture et le crime ne font qu’un : le corps du texte est comparé au corps-cadavre, le meurtre incite à la création littéraire et les mots « écrivain » et « tueur » deviennent synonymes
Art · Humanities · Caribbean and African Literature and Culture · Linguistic and Sociocultural Studies · North African History and Literature · Philosophy
| Highly cited | No |
|---|