John Scheid, Quand faire, c'est croire
Les rites sacrificiels des Romains
Bibliographic Data
| ID | 3057367 |
|---|---|
| Authors | Bernard Mezzadri (corresponding author) |
| Year | 2007 |
| Issue | 182 |
| Pages | 295-299 |
| Publication date | 2007-05-02 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | L Homme (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0439-4216 • E-ISSN: 1953-8103 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/lhomme.4328 |
| OpenAlex | W4232840384 |
| Language | EN |
DANS CET OUVRAGE consacré au(x) sacrifice(s) romain(s), John Scheid adopte délibérément une démarche pragmatique, prenant d'emblée ses distances à l'égard des théories générales et tout particulièrement de leurs avatars évolutionnistes.Il se propose de définir les modalités du rite romain en examinant le détail des témoignages qui nous sont parvenus et en privilégiant ceux qui sont assez précis et étendus pour que l'on puisse raisonnablement faire fond sur eux : plutôt que de construire une nouvelle conception du sacrifice en soi, ou de faire entrer l'immolation romaine dans les modèles existants, il s'agit de travailler, si l'on ose dire, au ras des gestes -tels qu'ils sont décrits par les protocoles épigraphiques, les textes d'antiquaires, ou tels qu'ils apparaissent sur les documents figurés. 2Dissipons cependant une ambiguïté : le choix méthodologique de l'auteur ne s'inscrit ni dans la lignée d'un positivisme hypercritique (selon lequel il faudrait se cantonner à la description méticuleuse des faits -seule vraiment scientifique -au mépris de toute forme d'interprétation -nécessairement subjective), ni dans celle d'un scepticisme exacerbé flirtant avec l'anti-intellectualisme (refusant aux gestes toute signification précise ou arguant que celle-ci est destinée à nous échapper toujours), ni encore dans le courant, aujourd'hui dominant, qui tend à affirmer l'irréductible singularité de chaque « performance » et donc l'impossibilité de formuler quelque généralisation que ce soit.Bien au contraire : si John Scheid choisit d'aborder la religion romaine via les gestes du rituel, c'est parce que pour lui -et il en apporte, chemin faisant, la démonstration -ces gestes ont un sens suffisamment net pour que l'étude de leur enchaînement, de l'attitude des acteurs et de la nature des objets qu'ils manipulent permette de le découvrir.En d'autres termes le ritualisme des Romains n'est pas, comme on le va répétant, un formalisme vide, une religion qui aurait perdu son âme et se serait sclérosée en des cérémoniaux respectés avec d'autant plus de scrupules qu'on ne les comprend plus ; c'est une pensée en acte (« Le rite est une forme de pensée », p. 209
Art · Humanities · Theology · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |