Le surnaturel
Un concept pour les sciences sociales
Bibliographic Data
| ID | 3783933 |
|---|---|
| Authors | Jean-Pierre Albert (0000-0002-5427-9508), Jean‐pierre Albert (corresponding author) |
| Year | 2009 |
| Volume | 145 |
| Issue | 145 |
| Pages | 147-159 |
| Publication date | 2009-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Archives de sciences sociales des religions (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0335-5985 • E-ISSN: 1777-5825 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/assr.21076 |
| OpenAlex | W2017991228 |
| Language | EN |
| Citations received | 8 |
| References cited | 2 |
PostfaceLe surnaturel : un concept pour les sciences sociales ?Comment vivrions-nous, qui serions-nous si les dieux, les esprits, les démons et les morts avaient le même type d'existence que les cailloux, les chats et les humains vivants ?Y aurait-il des cultures dans lesquelles la différence entre ces deux sortes d'êtres ne serait pas faite, et où l'on traiterait avec les dieux (etc.)comme avec les chats ?S'il en était ainsi, il est clair que la religion -à supposer qu'elle existe -, serait un aspect de la diplomatie, de l'économie, des techniques, et rien d'autre.Que les dieux (etc.)seraient des hôtes légitimes de la géographie, l'ethnographie ou l'histoire naturelle.Ce qui n'est manifestement pas le cas, au moins à nos yeux d'occidentaux modernes.Et c'est pourquoi nous disposons de la notion de « surnaturel » pour signifier que, si l'on admet l'existence de ces êtres, il faut leur assigner un statut ontologique et cognitif particulier.Mais le débat rebondit avec la seconde question : qu'en est-il ailleurs, qu'en était-il en d'autres temps ?Une cosmologie ou une ontologie distinctes de celles que nous proposent les sciences de la nature, qui excluent de leurs explications de la réalité physique le pouvoir causal des êtres du premier groupe, peut-elle construire un monde vécu dans lequel ces entités trouvent une place à tous égards semblable à celle des êtres de l'expérience ordinaire ?Si tel est bien le cas, une culture remplissant effectivement ce programme doit ignorer tout équivalent de notre catégorie du surnaturel et, en conséquence, celle-ci ne peut avoir aucune prétention à l'universalité.Voilà un résumé, parmi d'autres possibles, du problème que les sciences sociales rencontrent avec la notion de surnaturel.La thèse que je défendrai ici est qu'il est, sur le fond, beaucoup plus facile à résoudre qu'on le pense d'ordinaire dès lors que l'on clarifie les deux points suivants : quelles sont les sources des savoirs sur les esprits, les dieux, les morts ?Y a-t-il des traits communs aux descriptions qui en sont faites ?Ce que l'on désigne ici comme « expériences du surnaturel » fait partie des sources de ces savoirs : grâce à elles, l'existence des dieux (etc.)est admise comme un fait avéré.Or l'incidence de « faits » de cet ordre sur l'adhésion à des représentations religieuses n'a peut-être pas suscité jusqu'ici dans les sciences sociales toute l'attention qu'elle mérite.On en a retenu surtout
Aging, Elder Care, and Social Issues · Diverse multidisciplinary academic research · French Urban and Social Studies
| Unique citing works | 8 |
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| Citations per year | 0,47 |
| Citation span | 2009 - 2021 (13) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 8 |