De l'autocannibalisme différé chez les Nivx
Bibliographic Data
| ID | 3829535 |
|---|---|
| Authors | Laurence Delaby (0000-0002-9805-4108, corresponding author) |
| Year | 1989 |
| Volume | 12 |
| Issue | 1 |
| Pages | 167-170 |
| Publication date | 1989-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers de sociologie économique et culturelle (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0761-9871 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/casec.1989.1627 |
| OpenAlex | W2522252664 |
| Language | FR |
Chez les Nivx (pêcheurs et chasseurs de la région de la mer d'Okhotsk, URSS), manger le chien qui a dévoré vos excréments (ou ceux des vôtres) relève certainement d'un autocannibalisme que l'on peut qualifier de médiatisé ou différé, puisqu'il passe par le corps du chien. Ne pas manger le chien de sa sœur par crainte de l'inceste souligne la nécessité de respecter l'exogamie et l'importance de cette dernière dans cette population. Les Nivx pratiquent l'échange généralisé à plusieurs clans de beaux-pères et de gendres. On peut conclure qu'une certaine forme d'autocannibalisme différé peut coexister avec une rigoureuse exogamie
Humanities · Manger · Theology · Indigenous Studies and Ecology · Philosophy
| Highly cited | No |
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