Modernes pietà
Vies cinématographiques posthumes du pathos chrétien
Bibliographic Data
| ID | 4480599 |
|---|---|
| Authors | Aurel Rotival (Lyon 1 Université, corresponding author) |
| Year | 2018 |
| Volume | 15 |
| Issue | 15 |
| Publication date | 2018-12-30 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Images re-vues (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1778-3801 • E-ISSN: 1778-3801 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/imagesrevues.5726 |
| OpenAlex | W2913912402 |
| Language | CA |
| References cited | 1 |
Cet article se propose d’étudier une singulière et paradoxale communauté de figures repérée au sein de trois films réalisés dans le contexte politique et révolutionnaire de la deuxième moitié des années soixante : dans Les Enfants désaccordés (P. Garrel, 1964), Acéphale (P. Deval, 1968) et « Les Dieux de la peste (Götter der pest, R. W. Fassbinder, 1970) », survit le modèle plastique, hérité de la peinture chrétienne, d’une pietà. Il s’agit d’abord de s’arrêter sur le potentiel dialectique de ce geste de plainte exemplaire, et de comprendre comment celui-ci peut venir servir de prémices à l’expression d’une prise de position critique et politique. Il s’agit ensuite de s’interroger sur la période de crise anthropologique, notamment décrite par P. P. Pasolini et E. De Martino, qui aurait commandé le remploi de ces symboles religieux, et le rôle qu’ils viennent ainsi jouer au titre de véhicules d’une sauvegarde mémorielle et d’un refuge spirituel. Il s’agit donc enfin de considérer la dimension politique portée par le pathos religieux, lorsqu’il réapparaît au moment où révolution, émancipation et salut doivent être pensés côte-à-côté
Art · Humanities · Political science · Communism, Protests, Social Movements · French Historical and Cultural Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |