En finir avec l'État de droit
Bibliographic Data
| ID | 5115739 |
|---|---|
| Authors | Alexis Blouët (corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 114-115 |
| Issue | 2 |
| Pages | 361-377 |
| Publication date | 2024-02-27 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Droit et société (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0769-3362 • E-ISSN: 1969-6973 |
| Publisher | CAIRN.INFO (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/drs1.114.0361 |
| OpenAlex | W4382882754 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
| References cited | 2 |
En finir avec l'État de droit ?Le titre « En finir avec l'État de droit » revêt, ici, une dimension à la fois conceptuelle et empirique.Premièrement, cet « À propos » interroge la valeur heuristique de la notion d'État de droit pour caractériser et appréhender les régimes politiques contemporains.Deuxièmement, les cinq études de cas, portant sur la Turquie, la Pologne, la Chine, l'Union européenne et la France, reposent sur l'autoritarisme, et la fin de l'État de droit est un dessein communément prêté aux gouvernants autoritaires.L'autoritarisme y caractérise les régimes de manière structurelle (UE, Chine) ou désigne une « zone sombre » vers laquelle les gouvernants, dans une période critique, orienteraient leurs régimes (France, Pologne, Turquie).Tous ces travaux ont également en commun d'inscrire le droit au coeur de leur méthode.Cette centralité renvoie, avec plus ou moins d'intensité, au matériel mobilisé dans l'analyse, c'est-à-dire le droit positif, mais également aux concepts mobilisés pour appréhender le pouvoir politique.L'exemple le plus frappant est celui de Michael A. Wilkinson qui appréhende ce que recouvre un régime politique par la notion de constitution matérielle.Il définit cette dernière largement comme une configuration de pouvoir centrée sur la relation entre institution (supra)étatique et société, une relation également définie, en surplomb, par des paramètres mondiaux1.Ces travaux seront mis en perspective au prisme de la notion d'État de droit.Elle est ici définie à partir d'une approche lexicale en la caractérisant par ce vers quoi semblent converger la plupart des usages politiques et académiques contemporains du terme État de droit 2. La notion renvoie alors à un État où le pouvoir des gouvernants et de leur administration est limité par le droit, grâce au contrôle effectif de la légalité de leur action par des juges autonomes d'eux.Cette définition répond à la thématique générale du dossier et à sa volonté de situer les juges au coeur de l'enquête sur le pouvoir autoritaire.En outre, elle correspond aux cinq ouvrages car leurs auteurs, en l'associant explicitement ou non au terme État de droit, y recourent comme outil d'analyse ou décrivent ses usages par les acteurs.En dépit de ce point commun, leurs perspectives sur la relation entre État de droit et régimes politiques apparaissent contradictoires.Sales, Sadurski et Wang considèrent l'État de droit consubstantiellement avec les régimes politiques (I).L'État de droit constituerait l'expression juridique principale de la démocratie, quand l'antithèse de l'État de droit serait celle de l'autoritarisme.En revanche, les analyses
Political science · Legal and Social Philosophy · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · Philosophy · Philosophy, Sociology, Political Theory
| Unique citing works | 1 |
|---|---|
| Citations per year | 0,5 |
| Citation span | 2024 - 2024 (1) |
| Citation velocity | recent |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 1 |