La perception du groove dans la musique funk et ses dérivés
Revue Et Analyses
Bibliographic Data
| ID | 6158596 |
|---|---|
| Authors | Jeanne Doucet (Université de Montréal, corresponding author) |
| Year | 2016 |
| Volume | 15 |
| Issue | 2 |
| Pages | 87-97 |
| Publication date | 2016-04-13 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1929-7394 • E-ISSN: 1480-1132 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1036121ar |
| OpenAlex | W2462204221 |
| Language | FR |
| References cited | 16 |
Cet article porte sur le groove, plus précisément sur celui que l’on peut retrouver dans des genres musicaux populaires tels que le funk, la soul et certains types de jazz ; le phénomène y est abordé selon l’angle de ses spécificités perceptives. Le groove étant souvent ressenti mais très rarement verbalisé, il importait d’en donner une définition, d’une part en situant l’objet d’étude à partir de la littérature sur le sujet, mais aussi en rapportant le résultat d’entrevues menées auprès de musiciens (trois étudiants provenant de trois différents programmes universitaires en musique). La question de la perception est ensuite explorée au moyen de travaux de psychologie de la musique. Le groove est compris comme un phénomène essentiellement rythmique qui, au niveau musical, prend généralement ses sources dans la section rythmique (basse et batterie) d’une formation de jazz ou de funk. Un rythme syncopé se superpose à un mètre très clairement établi, que la pulsation soit directement jouée ou seulement induite. Le groove est cyclique et répétitif, ce qui suscite un effet d’entraînement menant l’auditeur au mouvement et même à la danse, desquels résulte un sentiment de bien-être. Cet affect positif joue un rôle central dans la définition du groove. La cyclicité et la répétitivité quant à elles sont à l’origine d’un phénomène d’entraînement qui peut se traduire au niveau corporel mais qui est avant tout cortical : c’est ce qui est appelé couplage sensorimoteur en sciences cognitives. L’analyse de trois exemples musicaux tirés du répertoire funk et reconnus pour la qualité de leur groove sont analysés, « Doing it to Death » de James Brown, « Chameleon » de Herbie Hancock et « Superstition » de Stevie Wonder, permet d’observer comment les caractéristiques mentionnées plus haut se traduisent musicalement
Art · Humanities · Diverse Music Education Insights · Music Technology and Sound Studies · Neuroscience and Music Perception
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |