Le poème philosophique ou « l’hérésie de l’enseignement »
Bibliographic Data
| ID | 8926935 |
|---|---|
| Authors | Dominique Combe (corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 41 |
| Issue | 3 |
| Pages | 63-63 |
| Publication date | 2005-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études françaises (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-2085 • E-ISSN: 1492-1405 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/012055ar |
| OpenAlex | W2051753059 |
| Language | FR |
À travers le « poème philosophique », genre majeur depuis l’Antiquité, la poésie a partie liée avec l’enseignement. Mais ce genre fait l’objet d’une suspicion dans la seconde moitié du xixe siècle, au même titre que l’épopée à laquelle il est d’ailleurs apparenté et, d’une manière plus générale, le « poème » long, narratif, descriptif ou discursif. C’est principalement au nom de « l’hérésie de l’enseignement » que Baudelaire, puis Mallarmé condamnent toute poésie d’idées. Alors qu’une certaine poésie du xxe siècle affiche, plus que jamais, ses ambitions philosophiques, elle doit donc éviter le « prosaïsme ». Non plus « exposer » des idées, une « thèse », un « message », jugés étrangers à l’imagination poétique, mais penser poétiquement, en images, tel est l’idéal du « poème philosophique moderne », qui rompt le lien historique entre la poésie et l’enseignement
Art · Humanities · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · Historical Linguistics and Language Studies · Philosophy
| Highly cited | No |
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