Agnès et ses sœurs
Belles captives en enfance, de Molière à Baculard d'Arnaud
Bibliographic Data
| ID | 9360424 |
|---|---|
| Authors | Christophe Martin (0000-0003-2017-860X, corresponding author) |
| Year | 2004 |
| Volume | 104 |
| Issue | 2 |
| Pages | 343-362 |
| Publication date | 2004-03-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue d histoire littéraire de la France (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2411 • E-ISSN: 2105-2689 |
| Publisher | Presses Universitaires de France (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.3917/rhlf.042.0343 |
| OpenAlex | W2071862422 |
| Language | EN |
| References cited | 1 |
A superposer Le Jaloux d’Estramadoure de Cervantès (1613), La Précaution inutile de Scarron (1656) et L’École des femmes de Molière (1662), c’est une structure narrative analogue à bien des égards que l’on découvre, et où le caractère enfantin ou infantile de l’héroïne apparaît comme un enjeu majeur. Après avoir brièvement isolé les composantes du motif de la « belle captive » maintenue dans une éternelle enfance (variante du vieux schéma farcesque de la « précaution inutile » comme le rappelle le titre de la nouvelle de Scarron), c’est son devenir dans la fiction romanesque du XVIIIe siècle que l’on tente de mettre en lumière, en procédant à une analyse comparée de trois récits : l’histoire de Céladine dans Les Délices du sentiment du chevalier de Mouhy (1753), l’histoire de Tiamy dans les Mémoires de deux amis de H.-F. de La Solle (1754) et l’histoire d’Amélie dans Liebman de Baculard d’Arnaud (1775). La mise en série de ces trois fictions fait apparaître en particulier que, loin d’être comiquement « inutiles », les « précautions » prises par les amants pédagogues des Lumières peuvent se révéler d’une inquiétante efficacité
Art · Humanities · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |