La Suisse et l’enseignement aux XIXe-XXe siècles. Le prototype d’une « fédération d’États enseignants
Bibliographic Data
| ID | 6065460 |
|---|---|
| Authors | Reto Hofstetter (0000-0003-1831-9282, University of Geneva, corresponding author), Rita Hofstetter |
| Year | 2012 |
| Volume | 134 |
| Issue | 134 |
| Pages | 59-80 |
| Publication date | 2012-04-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Histoire de l éducation (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0221-6280 • E-ISSN: 2102-5452 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/histoire-education.2499 |
| OpenAlex | W2124613978 |
| Language | FR |
| Citations received | 5 |
S’agissant de la Suisse, cerner ce que signifie l’« État enseignant » est d’autant plus complexe que sa définition même évolue et fait l’objet de controverses tout au long des deux derniers siècles. Se confrontent à ce propos les multiples protagonistes de la scène éducative, mais surtout les tenants d’une logique fédérative, jaloux de l’autonomie des cantons, et ceux qui plaident pour la construction d’un « espace suisse de la formation », afin que l’enseignement devienne une attribution de la Confédération. Nous restituerons d’abord les multiples initiatives de ces derniers pour harmoniser à défaut de centraliser l’enseignement. Le plan Stapfer (1798-1800), conçu pour une Suisse alors sous obédience française, pourrait être considéré comme le plus audacieux en vue d’instituer une école pour le Directoire de la République helvétique, mais il n’aboutit pas. Une brèche est ouverte avec la première Constitution fédérale (1848), puis élargie avec la seconde (1874) qui, pour la première fois, reconnaît des attributions à la Confédération (sans lui donner les moyens de l’exercer). Des concordats scolaires vont dès lors se multiplier, mais ce ne sera de fait qu’à l’aube du XXIe siècle que se concrétisera, non sans mal, une véritable « harmonisation ». Ainsi, aux XIXe-XXe siècles, c’est sur la scène cantonale (soit 19 à 26 entités différentes) que se joue la définition de l’État enseignant. Cette situation restreint et élargit à la fois l’horizon de référence des instances en charge de l’enseignement. Souverain en la matière, chaque canton ajuste son école aux particularismes locaux tout en s’inscrivant dans une mouvance internationale, la Suisse alémanique se référant plutôt aux contrées germaniques, la Suisse italienne à l’Italie, la Suisse romande à la francophonie. À la croisée d’aires culturelles et de traditions académiques contrastées, la Suisse offre ainsi un laboratoire particulièrement intéressant pour des études comparées de diverses natures, par exemple pour cerner comment des « modèles » disponibles au niveau international (voir national) sont sélectionnés et retraduits en fonction des particularismes locaux. Le cas de la République (puis canton) de Genève, sous annexion française entre 1798-1813, sert d’exemple à l’analyse. Intégrée à l’Université impériale et réorganisée par Napoléon, l’Académie de Genève préserva toutefois des fonctions spécifiques, dont le quasi-monopole de la formation des pasteurs pour l’Empire, et son devenir contrasta ensuite singulièrement avec celui de l’Université française
Art · Humanities · Political science · Educator Training and Historical Pedagogy · Historical Education and Society · Historical Education Studies Worldwide · Philosophy
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| Unique citing works | 5 |
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| Citations per year | 0,42 |
| Citation span | 2014 - 2025 (12) |
| Citation velocity | recent |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 4 |